Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai des problèmes d'eczéma.
J'ai trouvé ces quelques informations à ce sujet...
Qu'est ce que la dermatite atopique ? La dermatite atopique, que l'on appelait auparavant eczéma constitutionnel ou eczéma de l'enfant, est la maladie de la peau la plus fréquente chez l'enfant. Elle touche actuellement 15 à 20% des enfants. Sa prise en charge précoce donne de bon résultats dans la grande majorité des cas.
Le nombre de cas de dermatite atopique augmente régulièrement sans que l'on en connaisse les raisons : pollution ? urbanisation ? transformation de l'habitat ? alimentation diversifiée plus précoce ?…
Dans la grande majorité des cas on retrouve des manifestations atopiques (eczéma, rhinite allergique, asthme) dans la famille des enfants atteints d'eczéma.
Les poussées peuvent être déclenchées par de nombreux facteurs : allergie alimentaire (lait, œuf…), une vaccination, une poussée dentaire, une rhinopharyngite, une augmentation de la sudation par l'exercice ou la chaleur, l'usage intempestif d'antiseptique, le port de vêtements en laine ou synthétiques. Mais il peut s'agir aussi d'émotion, de stress, de contrariétés de l'enfant et son entourage.
La dermatite atopique tend à disparaître avec l'âge, les poussées deviennent de moins en moins fréquentes et l'enfant a la peau de moins en moins réactive. On parle de rémission durable mais la peau reste sèche et «sensible». Le taux de rémission peut être estimé à 50% à l'âge de 3 ans, 70% à 5 ans, et 75 à 80% à l'âge adulte.
Comment reconnaître la dermatite atopique ?
A l'âge de quelques mois l'enfant a une éruption qui prédomine à la face, sur les joues, respectant le centre du visage. La peau est sèche, voire rêche et démange. L'éruption se présente sous la forme de plaques rouges «émiettées», suintantes, avec des petites vésicules, formant ensuite des croûtes transparentes. D'autres régions peuvent être touchées : fesses, mains, membres, mais aussi le pouce et le lobule de l'oreille. Chez l'enfant plus grand, l'eczéma est localisé au corps et particulièrement aux plis des membres : coudes, genoux et pieds. En fait, à chaque âge correspond un type d'eczéma et des localisations particulières.
Quel est le traitement ?
Le traitement de la dermatite atopique repose sur la corticothérapie locale (pommade, crèmes), seul traitement efficace pour maîtriser l'inflammation de la peau. L'utilisation contrôlée d'un dermocorticoïde adapté n'expose pas l'enfant à des risques d'effets secondaires cutanés ou généraux. Il faut qu'ils soient prescrits de façon à obtenir rapidement une bonne efficacité : une fois par jour jusqu'au blanchiment complet de l'eczéma, soit pendant une durée de 7 à 10 jours. Puis la dose est progressivement réduite à une application tous les 2 jours avant d'être arrêtée. En cas de récidive il faut reprendre le traitement sur le même schéma. Si l'eczéma résiste à un traitement bien conduit ou s'il reste très récidivant il peut être intéressant de rechercher des facteurs aggravant et d'engager une enquête allergologique.
Les émollients qui sont des crèmes ou des pommades grasses protectrices adoucissantes et assouplissantes ont une place importante dans le traitement. En effet la sécheresse de la peau favorise les démangeaisons. Aussi le "graissage" quotidien ou pluriquotidien restaure la protection naturelle lipidique altérée, diminue les pertes en eau et redonne à la peau sa fonction de barrière. Ils doivent être appliqués après le bain ou la douche.
Enfin pour diminuer le desséchement de la peau par les savons, l'utilisation de pains sur graissant ou de syndets est conseillée.
La prise en charge de la dermatite atopique fait l'objet de beaucoup de controverses du fait de la crainte liée à l'utilisation de dermocorticoïdes et à l'intérêt ou non des régimes alimentaires d'évictions. Si la dermatite atopique n'est pas curable, les moyens disponibles permettent dans la quasi totalité des cas de contrôler la maladie. La participation des parents est cependant indispensable. Ils doivent apprendre à reconnaître les plaques d'eczéma, leurs différents aspects, les signes de surinfection et adapter le traitement au jour le jour en fonction des périodes de poussées et d'amélioration. Il faut par ailleurs qu'ils contribuent à l'élimination des facteurs influençant les poussées, tout en évitant les interdictions abusives.
Sources : Luc Réfabert, pédiatre / Lettre Pampers |